Même au cœur d’une journée paisible et ensoleillée, entourée de ceux que vous aimez, il y a en vous, tapie, cette certitude que le danger vous guette…
Cette inquiétude diffuse est alimentée par la croyance de fond que vous n’avez pas en vous les ressources nécessaires pour affronter et surmonter les difficultés qui pourraient se présenter. D’où une tension permanente. Tout se passe comme si vous n’aviez pas conscience d’avoir fait plusieurs fois vos preuves par le passé (trouver un travail, nouer une histoire amoureuse…).
Pour vous, c’est un peu comme si chaque fois était la première fois. « Et si…? »est votre formule empoisonnée, celle qui vous maintient dans le stress et sur vos gardes.
Pour couper court aux effets toxiques de cette anxiété, une seule solution:apprendre à relativiser.
Voici 3 exercices pour revenir à la réalité !
1- Parlez-vous comme à un ami…
Cet exercice et le suivant sont proposés par Béatrice Milletre, psychologue et psychothérapeute.
- Vous vous sentez agité, préoccupé ? Prenez quelques minutes pour vous détendre de manière active : faites des mots croisés, buvez un thé, assemblez un bouquet de fleurs…Occupez-vous avec plaisir.
- Lorsque vous sentez la pression retomber, isolez-vous au calme et entamez un dialogue avec vous-même, comme vous le feriez avec un ami: » qu’est-ce qui ne va pas ? Depuis quand es-tu tendu? Quelque chose de précis te préoccupe ? »…N’interrompez ce dialogue que lorsque vous vous sentez allégé de votre fardeau.
2- Préparez-vous au pire…
- Identifiez ce qui nourrit votre anxiété du moment. Élaguer l’arbre de vos pensées jusqu’à ce que vous trouviez la branche porteuse de stress.
- Formulez votre crainte dominante sur le mode: »Et si… »: et si le temps était pluvieux pendant toutes les vacances ? Et si je restais dans ce service que je ne supporte plus? Et si je perdais mon emploi?
- Essayez d’envisager les conséquences si cet événement avait vraiment lieu. Par exemple : et si je perdais mon emploi ? Je serais obligé de vendre mon appartement, mes enfants seraient privés d’études, etc…
- Pour chaque problème, échafaudez aussitôt une solution de secours : je peux dès maintenant demander une formation pour ajouter une corde à mon arc; de nombreux étudiants ont des petits jobs pour financer partiellement leurs études, pourquoi pas mes enfants ?…
- Vous prendrez ainsi conscience que, quelles que soient les circonstances, vous pouvez toujours rester acteur de votre existence et vous adapter à la réalité du moment.
3- Mettez-vous au travail…
Par Baron Katie, thérapeute américaine
- Formulez à voix haute la croyance ou la pensée qui, ici et maintenant, est anxiogène pour vous.
- Notez-la, et posez-vous dans l’ordre les 4 questions suivantes, en prenant tout le temps qu’il vous faut pour y répondre :
– Est-ce vrai?
– Êtes-vous absolument sûr que c’est vrai?
– Quelle réaction suscite en vous cette pensée ?
– Qui seriez-vous sans cette pensée ?



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